Amour et handicap

Avoir une vie amoureuse et sexuelle est un droit fondamental pour tous et constitue un facteur d’épanouissement et de bien-être. Chacun d’entre nous peut y prétendre. Tu te poses des questions sur ce qui est possible pour toi malgré ton handicap ? Infor Jeunes tente de t’apporter quelques éclaircissements.

Quels sont tes droits ?

Peu importe ton âge ou ton handicap, tu as le droit de recevoir une éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. C’est ce qu’on appelle l’EVRAS. Ton établissement scolaire ou l’institution dans laquelle tu évolues se doit de mettre en place des activités de ce type telles que l’organisation de groupes de parole. Il se doit aussi t’orienter vers une personne compétente si tu t’interroges sur ces sujets.

Que tu sois mineur âgé de plus de 16 ans (âge de la majorité sexuelle), sous administration de bien et/ou de la personne ou majeur, tu as le droit de te faire des amis et de rencontrer quelqu’un avec qui partager une relation amoureuse.

Si tu es sous administration de biens et/ou de la personne (anciennement sous minorité prolongée), tu pourrais avoir besoin de l’accord de ton administrateur et/ou de ta personne de confiance pour certains actes comme par exemple le consentement lors du mariage ou de la cohabitation.

Comment rencontrer quelqu’un ?

Comme tout le monde, tu as le droit de te faire des amis et d’entretenir une relation amoureuse avec une personne de ton entourage. En effet, tu peux garder l’œil ouvert et faire de belles rencontres dans ton établissement scolaire ou encore dans tes lieux de loisirs.

Les sites de rencontres peuvent aussi être une voie d’entrée pour faire des rencontres. Il existe des sites spécialisés pour personnes en situation de handicap tels que Dottie. Tu seras peut-être plus à l’aise pour entrer en contact et parler de ta situation.

Des speed-dating et thés dansants pour personnes en situation de handicap s’organisent également dans la plupart des régions. N’hésite pas à te renseigner sur ce qui est organisé dans ta commune.

Enfin, il existe différents évènements qui peuvent te permettre de rencontrer de nouvelles personnes tels que le salon « Envie d’amour » qui se déroule un an sur deux. Tu auras l’occasion d’y découvrir différents services et professionnels spécialisés dans la thématique de l’amour et du handicap.

Vers qui te tourner pour en parler ?

Il existe différents professionnels que tu peux contacter pour aborder les questions de vie relationnelle et sexuelle. En effet, tu peux te tourner vers un sexologue ou un psychologue spécialisé. Tu peux également t’adresser à un centre de planning familial afin de rencontrer le bon professionnel qui pourra t’écouter et répondre à toutes tes questions.

Si tu es entouré de professionnels tels que des éducateurs ou des infirmiers, n’hésite pas à leur demander de t’orienter vers un spécialiste adapté à tes besoins.

Plus d’infos ?

https://www.aviq.be/handicap/AWIPH/projets_nationaux/enviedamour/envie-d-amour.html

https://www.aviq.be/handicap/pdf/documentation/publications/informations_particulieres/charte_agir_juridiques-ACCOK.pdf

https://www.dottie.be/fr/site-de-rencontre-pour-personnes-en-situation-de-handicap

https://www.psytoyens.be/informer/ressources/loi-administration-des-biens-et-de-la-personne/

http://www.loveattitude.be/

#amour, #handicap

Étudier malgré son handicap ? C’est possible !

Depuis plusieurs années, la FWB démontre son souhait de tendre vers une éducation plus inclusive en promouvant ce que l’on appelle « les aménagements raisonnables » dans l’enseignement ordinaire. À travers cette démarche, elle s’engage à garantir les droits des personnes en situation de handicap et de supprimer toute forme de discrimination à leur égard.
La réforme du Pacte pour un enseignement d’excellence met ainsi l’accent sur la nécessité de maintenir les élèves et étudiants à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire. Tu es concerné par cette thématique ? On la développe pour toi, avec l’aide d’une psychologue.

L’éducation inclusive

L’éducation inclusive est une forme de regroupement social permettant aux élèves à besoins spécifiques de se retrouver dans une classe ordinaire, ainsi que la mise en place de mesures favorisant les apprentissages et leur socialisation. Ils évoluent ainsi inclus dans l’enseignement ordinaire et ne dépendent plus de l’enseignement spécialisé.

Les besoins spécifiques

Un besoin spécifique est un besoin résultant d’une particularité, d’un trouble, d’une situation permanente ou semi-permanente, d’ordre psychologique, mental, physique ou psychoaffectif, faisant obstacle à l’apprentissage et requérant, au sein de l’école, un soutien supplémentaire pour permettre à l’élève de poursuivre de manière régulière et harmonieuse son parcours scolaire dans l’enseignement ordinaire primaire ou secondaire. En effet, « tous les enfants n’ont pas les mêmes besoins, notamment les enfants avec un fonctionnement particulier », nous explique Amandine, la psychologue que nous avons interrogée.

Les aménagements raisonnables

Un aménagement raisonnable est une mesure concrète permettant de réduire autant que possible les effets négatifs d’un environnement inadapté sur la participation d’une personne à la vie en société.

Comme nous l’explique Amandine, les aménagements raisonnables permettent dès lors «d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages, en prenant en compte sa situation de handicap et donc ses besoins, en fonction de ses particularités, de ses difficultés et de ses forces.».

Cet accompagnement permet donc à un élève ayant des troubles spécifiques d’apprentissage de participer pleinement aux mêmes activités que les autres élèves mais également de progresser sur un pied d’égalité avec ceux-ci.

L’aménagement peut prendre différentes formes : matérielle, immatérielle, pédagogique, organisationnelle, …

« En fonction des demandes des parents, l’accompagnement peut se faire en individuel, dans la classe, à la maison ou dans différents lieux que fréquente l’enfant (le supermarché, le chemin de l’école à la maison, le tram, etc.).», nous explique Amandine.

Quelles démarches ?

La demande peut être faite par les parents d’un élève mineur, un élève majeur, toute personne investie de l’autorité parentale d’un élève mineur, par le CPMS attaché à l’école, par un membre du conseil de classe ou par la direction de l’établissement.

Toute demande doit être accompagnée d’un diagnostic établi par un spécialiste. Une décision d’un organisme régional chargé de l’intégration des personnes en situation de handicap (AVIQ ou PHARE) peut également servir de base à la demande. Le CPMS peut également être habilité à poser le diagnostic. Pour une première demande, celui-ci doit dater de moins d’un an.

Et dans l’enseignement supérieur ?

Il existe un décret relatif à l’inclusion des étudiants à besoins spécifiques qui impose aux institutions l’obligation d’offrir à l’étudiant, s’il en fait la demande, un accompagnement et des aménagements raisonnables qui auront été définis en fonction de ses besoins individuels et inscrits dans le cadre d’un plan d’accompagnement individualisé (PAI). Il s’agit d’un document organisant la mise en place des différents aménagements qui seront réalisés pour l’étudiant.

Les besoins matériels, pédagogiques, sociaux, culturels, médicaux et psychologiques de l’étudiant seront analysés par le service d’accueil et d’accompagnement, en collaboration avec l’étudiant et les acteurs concernés.

La majorité des établissements ont mis en place des pages spécifiques sur leur site internet, permettant aux étudiants de prendre connaissance des différentes procédures à mettre en œuvre pour bénéficier de ces aménagements. Il est essentiel de consulter ces informations car elles varient en fonction des établissements.

Plus d’infos ?

Retrouve plus d’infos sur le site enseignement.be, le portail de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles.

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