Lance-toi !
Antoine a tout plaqué pour partir vivre une aventure en Australie avec un Working Holiday Visa. Pas d’expérience à l’étranger, pas de réseau sur place — juste une envie de voyager et le courage de franchir le pas seul. On lui a posé dix questions sur le visa WHV, le budget, la recherche d’emploi et la vie de backpacker. Ses réponses sont sincères, sans filtre, et utiles pour tout Belge qui hésite encore à se lancer. Si toi aussi tu envisages un PVT en Australie, la communauté belgepvtaustralie.net accompagne les Belges dans toutes les étapes — exactement comme elle l’a fait pour Antoine.
Q — Qu’est-ce qui t’a décidé à tout plaquer pour partir en Australie en PVT ? C’était quoi le déclic ?
En gros, c’est une période de flottement après avoir mis mon master en pause. J’avais perdu un peu de motivation. Et au même moment, un ami qui gère la communauté belgepvtaustralie.net m’a parlé de son propre parcours en PVT Australie et de tout ce qu’ils faisaient pour accompagner les Belges qui voulaient se lancer. Ça a tout déclenché.
J’avais toujours eu cette envie de voyager, mais j’attendais toujours quelqu’un avec qui partir. Là, j’ai décidé de me lancer seul. Partir minimum un an en tant que backpacker en Australie, ça demande de se préparer mentalement — mais l’excitation prend vite le dessus. Je pense que j’ai jamais été autant excité par la mise en place d’un projet que j’aurais jamais cru faire un jour.
Q — Tu avais peur de quoi avant de partir ? Et comment tu as géré ces peurs ?
J’avais plusieurs peurs. Étant un peu introverti, partir seul dans un pays inconnu m’angoissait. L’anglais me stressait aussi malgré mes bases, parler anglais avec des anglophones natifs c’est totalement différent ! J’avais peur des finances, de ne pas trouver de boulot rapidement et de perdre tout mon budget. Et puis les démarches administratives du visa WHV, et cette “belle vie” qu’on idéalise parfois sur les réseaux.
Mais je me suis dit : si j’attends toujours quelqu’un, je ne partirai jamais. Alors j’ai décidé de me lancer seul, en me préparant au maximum et en acceptant que je vivrais des bons moments comme des plus difficiles.
Q — Comment as-tu découvert belgepvtaustralie.net et pourquoi tu as choisi de passer par eux plutôt que de tout faire seul ?
C’est grâce à un ami qui gère la communauté belgepvtaustralie.net. Il m’a expliqué tout ce qu’ils faisaient pour les Belges en PVT Australie et m’a accompagné dans toutes les démarches, de la préparation jusqu’à aujourd’hui. J’ai choisi de passer par eux par facilité — autant pour l’administratif que pour les conseils concrets sur la vie en Australie.
Par exemple, faire la demande du Working Holiday Visa, c’est un peu stressant : tu dois répondre correctement, éviter la moindre erreur, et comme c’est en anglais, t’es pas très serein. Grâce à lui et à la communauté, j’ai eu non seulement les grandes étapes, mais aussi tous les petits tips qui m’auraient manqué si je m’étais préparé seul.
Petite anecdote : j’ai réfléchi pendant une semaine entière si je devais prendre un sac à dos de 70 ou 80L. Il m’a convaincu de prendre un 50L en l’espace de 2 minutes. Largement suffisant pour un an de backpacking en Australie !
Q — Concrètement, c’est quoi les démarches pour obtenir un PVT / WHV en Australie ? C’est vraiment compliqué ?
Honnêtement, le Working Holiday Visa australien est accessible à tout le monde. Une fois que t’as ton passeport belge valide, tu vas sur le site officiel d’immigration australien (ImmiAccount), tu remplis le formulaire en ligne. Ce n’est pas compliqué, même si c’est en anglais. Personnellement, j’ai eu ma réponse en quelques minutes mais ça peut varier. En gros, en 15 à 20 minutes, c’est plié.
Par contre, relisez bien chaque section ! J’ai rencontré un pote en Australie dont la demande de visa WHV bloquait parce qu’il avait oublié de renseigner son troisième prénom. Un détail, mais ça peut bloquer toute la procédure.
Rappel : Pour les Belges, le PVT Australie est accessible jusqu’à 30 ans inclus (contre 35 ans pour les Français). Ne tarde pas trop à faire ta demande !
📋 À lire avant de partir : Tu veux une check-list complète de toutes les démarches ? Visa, passeport, assurance, billet d’avion, budget… tout est détaillé dans le guide de belgepvtaustralie.net : PVT Australie : les démarches avant le départ
Q — Tu te souviens de ton premier jour en Australie ? C’était comment, le choc culturel ?
Je me souviens très bien. Je suis arrivé en soirée, il faisait déjà nuit, donc je suis allé directement à l’auberge de jeunesse. Franchement, il n’y avait pas vraiment de choc culturel — le seul choc c’était la météo ! Plus sérieusement, le vrai choc pour moi, c’était de me sentir seul, loin de chez moi.
Les premiers jours en Australie ont été très durs. J’avais du mal à sortir de ma chambre, je restais dans mon coin. La barrière de la langue et le manque de ma famille se faisaient ressentir. Mais après quelques jours, j’ai décidé de visiter la ville et ça allait beaucoup mieux. Les auberges de jeunesse (hostels), c’est particulier : t’as pas ton intimité, mais ça te pousse à rencontrer des backpackers du monde entier.
Q — Combien de budget faut-il prévoir avant de partir en PVT Australie ?
Personnellement, je suis parti avec environ 10 000 euros pour avoir une vraie sécurité financière et pouvoir acheter une voiture en Australie, indispensable dans une région isolée comme Newman en Australie-Occidentale. Mais avec 5 à 6 000 euros, on peut déjà tenir confortablement un ou deux mois, le temps de trouver un job.
- 10 000 € — Budget d’Antoine (voiture incluse)
- 5 à 6 000 € — Confortable pour tenir 1–2 mois
- 1 500 € — Possible, mais très serré
Ouvre ton compte bancaire australien (NAB, Westpac, Commonwealth Bank, ANZ…) dès ton arrivée. C’est gratuit et indispensable pour recevoir ton salaire en Australie.
Q — Tu as trouvé un job en Australie en 3 semaines — c’est quoi ton secret ?
Franchement, il n’y a pas de secret. J’ai postulé partout, en ligne sur Seek et en agence d’intérim. Mais c’est le bouche-à-oreille et le réseau qui ont vraiment fait la différence. Grâce à belgepvtaustralie.net, j’ai été mis en contact avec des Belges déjà installées à Newman qui avaient travaillé au même endroit. Elles m’ont encouragé à postuler — et en trois semaines, j’avais un job.
Ce poste compte pour mes 88 jours de travail régional (regional work), ce qui est top pour décrocher le second visa australien (deuxième année de WHV). La clé, c’est de postuler, de persévérer et d’utiliser le réseau communautaire.
Plateformes utiles : Seek, Indeed Australia, Gumtree, les groupes Facebook de backpackers, et le réseau de belgepvtaustralie.net.
Q — Dans quel secteur tu travailles et faut-il absolument parler anglais couramment ?
Je travaille en hospitality à Newman, comme kitchen hand mais dans mon lieu de travail, on peut aussi être barman, barista, faire du jardinage ou de la maintenance. C’est un boulot à plein temps avec de bonnes conditions. L’ambiance est sympa et on y fait de belles rencontres, entre Belges, Européens et Australiens.
Pour l’anglais : on peut s’en sortir sans être expert, j’ai vu des gens sans aucune base être embauchés ici. Mais avoir de bonnes bases rend le travail bien plus fluide et donne un avantage pour trouver un poste plus rapidement.
Secteurs qui recrutent en PVT Australie : hospitality, fruit picking et farm work (88 jours), construction, nettoyage, au pair, mines (Newman et Pilbara).
Q — Avec le recul, qu’est-ce que tu ferais différemment ?
Même si c’est ma personnalité, j’oserais être plus sociable — ne pas avoir peur d’aller vers les gens, faire beaucoup plus de rencontres dès le début. En backpacking, les connexions humaines sont tout.
Je pense aussi que j’aurais dû moins me reposer sur des groupes de francophones. C’est rassurant au début, mais ça freine l’apprentissage de l’anglais. C’est important de parler avec des anglophones, de s’imprégner de la langue pour progresser plus vite.
Q — Si tu devais donner un seul conseil à un jeune Belge de 20 ans qui hésite encore, ce serait quoi ?
N’hésite pas ! Ne te pose pas trop de questions, si tu veux le faire, lance-toi. Le PVT Australie est une opportunité unique. Prépare-toi mentalement : il y aura des moments formidables, mais aussi des coups durs et des imprévus. C’est normal, c’est comme ça qu’on grandit.
Le plus enrichissant, c’est de parler avec des Belges qui ont déjà vécu le PVT en Australie, bien plus que de regarder des vidéos. Et si ça ne te convient pas une fois là-bas, tu rentres. Ce ne sera jamais un échec — juste un apprentissage qui te fera grandir.
Ce témoignage d’Antoine le prouve : le PVT en Australie n’est pas réservé aux aventuriers aguerris. Un jeune Belge introverti, sans réseau sur place, peut partir de zéro, surmonter ses peurs, trouver un job en trois semaines et construire une expérience de vie inoubliable. La clé ? Se préparer, s’entourer des bonnes personnes et surtout, oser franchir le pas.