Le dropshipping : focus sur cette pratique qui flirte avec l’arnaque

Tu as peut-être déjà entendu parler du dropshipping, une pratique commerciale qui se développe de plus en plus sur internet, notamment chez les influenceurs, via les réseaux sociaux. Mais tu ne sais pas forcément ce qu’il se cache derrière … Cela serait pourtant intéressant de le savoir puisque cette pratique n’est pas sans risque. Faisons donc le point sur ce que c’est concrètement !

C’est quoi, exactement ?

Il s’agit d’une pratique de vente en ligne dans laquelle trois acteurs entrent en jeu :

  • Le fournisseur, qui propose des produits ;
  • Le revendeur ou dropshipper, qui vend les produits du fournisseur ;
  • Le client, qui achète les produits.

Jusque là, rien de bien différent de la vente habituelle. Mais la particularité du dropshipping, c’est que le revendeur ne gère pas les stocks et que les produits sont livrés directement par le fournisseur. Donc finalement, le dropshipper est un intermédiaire et a pour seule mission de promouvoir et vendre le produit du fournisseur plus cher pour récupérer une marge.

Ce business est une pratique intéressante pour les dropshippers, qui peuvent faire de la vente en ligne sans devoir gérer les aspects logistiques, les stocks ou encore l’envoi du produit. Néanmoins, le dropshipping n’est pas toujours avantageux, que ce soit pour le client ou encore pour le revendeur.

Une pratique qui n’a pas que des avantages

Le principal inconvénient pour le dropshipper, c’est qu’il est le seul responsable des commandes de ses clients. En effet, le contrat de vente est conclu entre le client et lui-même. Ce qui implique que le fournisseur n’y apparait pas et que s’il n’honore pas les commandes ou encore la qualité de produit, c’est le revendeur qui aura des problèmes avec ses clients.

Si tu souhaites être dropshipper, garde donc bien à l’esprit qu’il est essentiel de travailler avec des fournisseurs de confiance ! Si tu as un doute concernant un fournisseur, évite donc de collaborer avec lui.

Gare aux arnaques !

Ce système peut également avoir des inconvénients pour les clients, qui peuvent parfois payer le produit beaucoup plus cher que s’ils l’avaient acheté sur le site du fournisseur directement. De plus, le dropshipper ne connaît pas forcément le produit ou encore sa qualité, ce qui peut se répercuter sur le client.

La pratique du dropshipping est légale si les dropshippers sont déclarés en tant qu’entreprise ou en freelance. Mais malgré que ce soit légal, cela n’empêche pas les arnaques ! En effet, certains sites de dropshipping avancent de fausses informations ou rendent les conditions de remboursement ou de retour impossibles. Par exemple, la plupart de ces sites proposent des produits soldés et indiquent parfois qu’un produit ne peut être remboursé s’il est soldé. De plus, bon nombre de ces sites ont une très courte vie : ils disparaissent après quelques semaines ou mois et il est donc impossible de les retrouver si tu n’as pas reçu ta commande.

On le sait, les influenceurs ont, comme leur nom l’indique, beaucoup d’influence sur leur communauté. Or, quand ils participent à ce type de ventes, les moins scrupuleux d’entre eux pourraient aller jusqu’à avancer de fausses informations, précisément pour inciter davantage à l’achat en laissant croire que l’offre est incomparable : fausses promotions, qualité inférieure à ce qu’ils prétendent, mensonges sur la provenance du produit ou sur l’état de leur stock, etc.

Comment flairer les mauvais plans ?

Voici quelques conseils pour reconnaitre les sites de dropshipping, ce qui pourra te permettre de redoubler de prudence :

  • Ils proposent pratiquement toujours de très grosses soldes, pouvant aller jusqu’à 70 ou 90%.
  • Ils présentent souvent la même structure de site, ils se ressemblent tous.
  • Tu peux facilement les détecter en réalisant une recherche d’image en faisant un clic droit sur l’image du produit et en cliquant sur « rechercher une image avec Google ». En faisant cela, tu tomberas sur plusieurs liens qui vendent le même produit et notamment sur les sites des fournisseurs où les produits sont vendus moins cher.
  • Le délai de livraison est généralement très long, 3 ou 4 semaines, ce qui signifie par ailleurs qu’il y a de fortes chances que ton produit provienne de Chine !

Finalement, la meilleure chose à faire est d’être vigilant et de ne pas te précipiter dans tes achats. Méfie-toi également des bons plans que les influenceurs peuvent proposer, surtout quand ça à l’air trop beau pour être vrai !

#consommation, #dropshipping

Influenceur, nouveau métier du web. Quel statut professionnel ?

Ces dernières années, la toile a vu se développer une nouvelle catégorie de travailleurs appelés «influenceurs». Qu’ils soient bloggeurs, instagrameurs, youtubeurs ou tiktokeurs, tous ont appris à s’adapter à l’évolution de notre société plus numérique que jamais. Tu aimerais te lancer le défi d’être à ton tour influenceur et tu te questionnes sur le statut professionnel ? Tu es simplement curieux d’en savoir un peu plus sur ce job ? Tu es pile au bon endroit !

Qui sont-ils ?

Bien souvent simples «lambdas» à leurs débuts, les influenceurs sont des pros de la création de contenu en continu. En plus de cela, ils maintiennent une relation de confiance avec leurs abonnés, qui se retrouvent en eux et boivent leurs paroles.

Les entreprises l’ont très bien compris elles-aussi et se tournent à présent vers ce marketing d’influence pour rendre indispensable leur marchandise en les promouvant, auprès d’un public ciblé, à travers les posts sponsorisés (ou non) de ces personnes influentes sur le web.

Statut indépendant

En te lançant en tant qu’influenceur, tu seras sous le statut d’indépendant. Tu devras donc réaliser un certain nombre de démarches, à savoir : ouvrir un compte à vue professionnel, t’inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises, obtenir un numéro de TVA et t’affilier à l’INASTI.

Sois vigilent au fait qu’il te faudra payer chaque trimestre une certaine somme d’argent appelée cotisations sociales. Tu dois donc gagner suffisamment d’argent pour pouvoir maintenir cette activité à flot. De nombreuses aides sont cependant fournies aux jeunes indépendants.

Mineur et influenceur

Pour avoir le statut d’indépendant, il te faut nécessairement être majeur. La loi est d’ailleurs très stricte concernant le travail des mineurs et malheureusement, la question du statut des mineurs influenceurs n’a pas encore été réglée légalement en Belgique. Tu peux toutefois essayer de demander une dérogation au Contrôle des Lois Sociales si tu te trouves dans cette situation mais cela ne te confèrera pas un statut pour autant. Si tu obtiens cette dérogation, sache que tes revenus ne peuvent pas dépasser un certain montant et que tu devras déclarer ces revenus comme tout autre travailleur.

Il existe un cas dans lequel tu peux être considéré comme majeur sans l’être : si tu es émancipé. Dans ce cas, tu peux donc avoir accès au statut d’indépendant.

Revenus

Il est difficile de savoir exactement combien tu peux gagner en tant qu’influenceur. Tout dépend bien sûr de ta notoriété, et cela peut en conséquence atteindre des sommes assez impressionnantes pour les plus connus !

Pour te donner un exemple, les influenceurs ayant plus d’une centaine de milliers de followers peuvent gagner pour chaque post entre 400 et 600 €. Mais en règle générale, un contrat peut te rapporter environ entre 150 et 200 €.

Règles à respecter

Ce n’est pas tout de parler de sa vie et de présenter des produits, les influenceurs doivent également respecter certaines règles qui se retrouvent dans les «recommandations du Conseil de la Publicité en matière d’influenceurs en ligne».

Ces recommandations ne s’imposent que lorsqu’il s’agit de «marketing d’influence». Pour cela, deux conditions doivent être remplies :

  • Une contrepartie doit exister, qui peut être en argent ou en nature (don d’un produit pendant une certaine période, invitation à participer à un voyage,…) ;
  • L’annonceur doit exercer un contrôle sur l’influenceur. Cela signifie que ce dernier ne peut être totalement libre quant au message qu’il transmet à ses abonnés sur le produit qu’il présente. À partir du moment où la marque doit donner son approbation sur ce message ou qu’elle rédige elle-même celui-ci, la communication sera dite «commerciale».

Par exemple : une youtubeuse passionnée par les produits de beauté reçoit un échantillon gratuit de mascara. Elle le teste et poste une vidéo d’elle. Doit-elle respecter les recommandations ? Non si elle souhaite simplement partager son expérience personnelle tout en restant libre du message qu’elle communique à ses followers. Il en ira différemment s’il existe un accord avec la marque et que celle-ci lui impose de ne faire que des commentaires positifs.

Transparence vis-à-vis des abonnés

Lorsqu’il procède à la promotion d’un produit, l’influenceur doit préciser à ses abonnés qu’il s’agit de communications commerciales. Il doit le faire d’une manière suffisamment compréhensible pour ses abonnés et doit en outre leur donner des informations correctes.

Attention, si l’influenceur se présente comme un simple consommateur alors qu’il agit dans le cadre d’une activité professionnelle et qu’il ne précise pas qu’il s’agit d’une communication commerciale, il est susceptible d’être sanctionné par la justice.

Sources

LexGo.be
Site du Jury d’Ethique Publicitaire

Envie d’être … Data consultant

Grâce à l’informatique, les entreprises ont la possibilité de collecter un nombre presque illimité de données en tout genre, appelées plus communément des « data », pouvant leur être utiles pour améliorer leurs performances. Mais encore faut-il pouvoir analyser correctement ces données, en tirer les bonnes conclusions et conseiller efficacement l’entreprise sur les stratégies à développer sur base de cette analyse de données. C’est devenu un job à part entière ! Si cela titille ta curiosité, on te propose de découvrir le métier de data consultant à travers l’interview de Vincent, 27 ans.

En quoi consiste ta profession ?

Le métier de Data Consultant consiste à travailler pour une boîte de consultance qui envoie ses consultants en mission chez des clients qui profitent de leur expertise dans la gestion de données.

Chez AkaBI, la boîte pour laquelle je travaille, nous avons des clients dans le secteur de l’énergie, la télécommunication, la finance, …
Tous ces clients font appel à nous pour gérer et exploiter leurs gros volumes de données afin de les rendre utilisables lors de prise de décisions stratégiques. Par exemple, nous consolidons des sources de données complexes et en très grande quantité pour calculer des chiffres d’affaires, les commissions des commerciaux, …

Comment es-tu devenu data consultant ? Quel est ton parcours ?

J’ai étudié les Mathématiques Appliquées à l’UNamur et j’ai eu mes premiers contacts avec AkaBI lors d’un travail de groupe de fin d’études qui consistait à analyser des données pour un des clients de la boîte. Nous avons utilisé des algorithmes mathématiques afin de faire des prédictions sur des comportements futurs de consommateur d’après leur comportement passé.

Quels sont les aspects positifs et négatifs du métier, selon toi ?

Les aspects positifs sont que l’on dispose d’une certaine flexibilité puisque nous pouvons demander à changer de mission lorsque nous le désirons.
De ce fait, on continue sans cesse à apprendre de nouvelles choses en changeant de client et donc de modèle business, de technologies, de méthodes de travail,…

L’aspect négatif pourrait justement être lié au fait de changer régulièrement de clients, de missions, etc. : même si apprécie une mission, on n’est pas certain de la garder puisqu’il se peut que le client n’ait plus besoin de nos services.

À quoi ressemble ta journée-type ?

Chez les deux clients pour lesquels j’ai travaillé jusqu’à présent, nous travaillons par objectif. Un lundi sur deux, nous avons une réunion de planification du travail, lors de laquelle chacun choisit les tâches qu’il s’assigne pour les deux semaines à venir.
On s’engage ainsi, en deux semaines, à livrer les tâches sélectionnées. C’est donc à chacun de s’organiser pour y parvenir, tout en s’entraidant si un membre de l’équipe est en difficulté.

Il n’y a donc pas de journée-type ni de routine puisque les tâches et leur complexité sont assez variées, ce qui est très enrichissant.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un jeune qui souhaite s’orienter vers ce domaine ?

Je lui dirais de foncer et de ne pas avoir peur !
Ce métier est très intéressant et permet de ne jamais être dépassé. On ne s’installe jamais dans une routine et on fait toujours de nouvelles rencontres et de nouvelles expériences. Du moment qu’on a de la logique, de la rigueur et de l’envie, ça ne peut que marcher !

#data-consultant, #featured, #metier

Le phénomème « FOMO », la peur de passer à côté de quelque chose

Le «Fear of missing out» soit la «peur de manquer quelque chose» est une crainte d’être à l’écart de ce qu’il se passe d’important. Que cela concerne les événements, les news, les rencontres ou bien les achats, le FOMO est très présent dans notre société, dans laquelle on doit à tout moment être attentif pour ne rien manquer. Et toi, es-tu particulièrement sensible à ce sentiment ? C’est le moment d’y réfléchir, grâce à ce petit tour d’horizon de situations où le FOMO se manifeste le plus.

C’est quoi, au juste, le FOMO ?

Il s’agit d’une sorte d’anxiété à l’idée d’être hors connexion, due au risque de rater, pendant ce temps, quelque chose considéré comme agréable, utile ou important (information, conversation, rencontre, invitation à une fête, etc.).

Au-delà de ces moments de déconnexion, puisque que ton cerveau ne peut traiter qu’une certaine quantité d’informations en un certain laps de temps, tu dois opérer des choix au milieu de l’abondance d’informations et de sollicitations qui arrivent. Or « choisir c’est renoncer » ce qui te donne l’impression que les choix que tu fais te font rater quelque chose de mieux.

Sur les réseaux sociaux

Coucher de soleil et sable fin, lampions et transats designs, voilà en gros le résultat de trente minutes de défilement sur ton smartphone. Et tu te dis « Ah zut, si j’avais refusé l’invitation à l’annif de Mamie, j’aurais pu vivre tout ça ! »
Pendant que l’on soufflait ses bougies, tu as aussi raté le live d’Antoine … qui s’est planté en skate. Ton smartphone sonne et tu vois qu’Aleksia a posté les photos de l’après-midi kayak auquel tu n’as pu participer.

Bref, pendant tout ce temps, tu as rêvé d’une vie idéale sans profiter des instants que tu passais dans la réalité. Mais ce que tu ne savais pas, c’est que tu as idéalisé les moments ratés : il a plu juste après le coucher de soleil, Antoine s’est cassé le poignet et Aleksia a failli se noyer en kayak ! Du coup, tu as eu peur de rater de supers moments alors qu’en réalité il ne s’est rien passé de spécial.

Dans les jeux vidéo

La nuit, quand tu es supposé dormir, l’univers de ton jeu vidéo continue d’évoluer entre Kyoto et San-Francisco. Le lendemain matin, au réveil, tout a changé. Tu as raté une énorme partie du déroulement du jeu et ton avatar est mort par ta faute lorsque les autres joueurs étaient (déjà ou encore) actifs !
Tu as donc l’impression et l’angoisse de passer à côté de quelque chose et tu te dis alors que pour remédier à ça, la prochaine fois tu joueras un peu plus tard au détriment de ton sommeil …

Dans tes relations

C’est pareil dans les relations interpersonnelles, et plus particulièrement amoureuses : le FOMO te pousse à chercher LA personne que tu recherches depuis toujours. Cela se caractérise avec certaines applis de rencontre. En effet, tu as beau être en couple avec quelqu’un et te sentir bien dans cette relation, une petite voix te pousse à te demander et à vérifer s’il n’existe pas mieux ailleurs.
Tu te remets alors à swipper de gauche à droite à la recherche de l’âme sœur, alors qu’elle est sans doute à côté de toi et que tu pourrais partager un bon moment avec elle.

Dans le marketing

Au quotidien, nous sommes bombardés de suggestions d’achats ou d’activités. Vu qu’il n’est pas encore possible de visiter les pyramides tout en gravissant le Mont-Blanc ou encore de suivre la Meuse à vélo en même temps, l’univers du marketing a trouvé la solution et va te mettre la pression. Pour que tu choisisses vite sans réfléchir, tu vas te retrouver devant des offres telles que « Après minuit il sera trop tard … » ou « Plus que 3 exemplaires disponibles ! ». Là aussi, c’est la peur de passer à côté d’une super offre qui va t’avoir ! Tu risques donc de réserver tes futures vacances dans l’empressement.

Dans les médias

Tu dois te dire que ce sont encore les jeunes qui sont critiqués à travers ce phénomène et que les adultes n’ont rien à se reprocher ? Eh bien détrompe-toi, les adultes sont eux aussi victimes de FOMO.
Le phénomène n’est pas nouveau, nos grands-parents étaient scotchés à la radio ou à leur TV pour connaitre les dernières nouvelles. Nos arrière-grands-parents, quant à eux, se retrouvaient à la buvette ou au café pour raconter les derniers potins. Les adultes raffolent de news en continu, ce qu’on appelle les « breaking news ». Cela les amène à consulter de manière compulsive les sites d’infos dans le but d’être au courant du dernier transfert de foot ou du dernier crash d’avion à l’autre bout du monde.

Le JOMO ou la solution

Le « JOMO » pour « Joy of Missing Out », la joie de passer à côté, est le plaisir à laisser passer les choses. Quel plaisir de se déconnecter vingt minutes, une heure, une journée ou à tout jamais de certaines applications, sites ou simplement de son smartphone ! Tu peux alors prendre conscience que ce temps peut te servir à réaliser des activités qui comptent vraiment pour toi et t’apportent quelque chose de positif.

Alors, tu te reconnais dans tout ça ? Tu es prêt à passer du FOMO au JOMO ? You can do it !

#featured, #fomo, #tic

Cette app bien utile qu’il te manque peut-être : Coronalert

Elle vient tout juste de sortir, donc tu n’as peut-être pas encore pris le temps de la télécharger. Tu n’avais peut-être même pas connaissance de son existence ! Et pourtant, elle est bien utile dans la lutte contre la propagation du coronavirus. On t’explique dans cet article le concept de l’application Coronalert.

Coronalert est une app mobile gratuite qui t’avertit si tu as été en contact étroit avec une personne positive au coronavirus. Si l’un de tes amis est testé positif, tu l’apprendras sûrement d’une façon ou d’une autre (et encore, rien n’est sûr !), mais tu croises des tas de personnes « inconnues », avec lesquelles tu as parfois un contact rapproché sans même t’en rendre compte, d’où l’intérêt que l’on puisse te prévenir si l’une de ces personnes a été testée positive. C’est donc le principe de l’application Coronalert.

Si tu n’as pas été en contact avec une personne infectée, l’écran de l’application reste vert. Dans le cas contraire (pour autant que la personne infectée ait transmis son résultat à l’application, tout repose là-dessus !), l’écran deviendra rouge, signifiant un risque important d’être potentiellement contaminé. Tu recevras alors des conseils quant aux étapes suivre pour te protéger et protéger les autres.

Cette application fonctionne grâce à la géolocalisation, ce qui peut te gêner dans l’aspect « respect de la vie privée ». Mais rassure-toi, en pratique, l’application fonctionne avec des codes, qui sont propres à chaque utilisateur, et qui permettent de garantir l’anonymat. Ces codes sont d’ailleurs supprimés après 14 jours. Tout cela reste donc anonyme, on ne te dira pas comment s’appelle la personne avec qui tu as été en contact alors qu’elle était positive au virus, et c’est la même chose dans l’autre sens évidemment.

Plus d’infos et téléchargement par ici : https://coronalert.be/fr/

#application, #coronavirus, #featured, #sante

Envie d’être … enseignant dans le spécialisé

Tu te diriges vers des études d’enseignant ? L’enseignement spécialisé t’intrigue, tu aimerais en savoir plus ? Pour t’aider à y voir plus clair, on te propose l’interview de Marie-Claude et Séphora, toutes les deux enseignantes dans l’enseignement spécialisé.

Quelles sont les particularités de ce type d’enseignement ?

De manière générale, les élèves arrivent avec un retard à combler suite à des manquements de nature familial, intellectuel, socio-culturel, … Dès lors, notre mission est de leurs accorder plus de temps afin d’acquérir des compétences pour qu’ils deviennent des adultes responsables et autonomes.

Ce type d’enseignement procure également une forte reconnaissance de la part des élèves.

Quelles matières enseignez-vous ?

Séphora : des cours de pratique professionnelle en art culinaire et travaux ménagers.

Marie-Claude : des cours de français et morale.

Pour quelle raison vous êtes-vous tournées vers l’enseignement spécialisé ?

Marie-Claude : c’est à l’occasion d’un stage (obligatoire) dans l’enseignement spécialisé lors de mes études que j’ai eu ce déclic.

Séphora : mon choix s’est fait par rapport au type de population qui fréquente l’enseignement spécialisé, soit des élèves qui demandent plus d’attention.

Quelles sont les particularités de vos élèves ?

Il existe 4 formes et 8 types de classification dans l’enseignement spécialisé. Nos élèves sont de forme « 2 » ou « 3 », ils ont entre 12 et 21 ans. Les classes sont mixtes et le nombre d’élèves est limité.

Les élèves « forme 2 » nécessitent une adaptation sociale et professionnelle.

Les élèves « forme 3 » ont une déficience mentale (légère, modérée ou sévère) et/ou des troubles du comportement.

Quels sont les aspects positifs et négatifs du métier ?

Les aspects positifs sont principalement, les horaires adaptés, les classes peu nombreuses, le bon relationnel avec les élèves et un salaire attractif.

Les aspects négatifs concernent la différence de niveaux entre les élèves d’une même classe, les problèmes de discipline et de violence «intra muros» ainsi que le côté émotionnel suite au vécu de certains élèves …

Comment se déroule une heure de cours « type » avec vos élèves ?

En cours d’art culinaire, les élèves réalisent par groupe un menu avec entrée, plat et dessert ; ils dégustent ensuite leurs préparations et procèdent ensuite au rangement du local et des ustensiles.

Les cours de français et morale s’apparentent aux cours donnés en section professionnelle, soit l’acquisition de compétences à visée sociale (remplir un document administratif, rédiger son CV, etc. ).
Une évaluation se fait au terme de chaque période.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaiteraient exercer ce métier, dans ce type d’enseignement ?

Tout d’abord, il faut qu’il s’agisse de son propre choix et non « d’une roue de secours ». C’est un métier qu’il faut faire avec passion ; cela nécessite une bonne capacité de remise en question mais aussi de la patience, de l’écoute, de la bienveillance et de la motivation.

L’enseignement spécialisé peut encore véhiculer une mauvaise image ; il s’agit pourtant d’un enseignement à part entière et souvent plus riche humainement.

Aucune journée ne se ressemble, il faut pouvoir se réinventer continuellement … Vous saurez ainsi pourquoi vous exercez ce métier qui vous donnera la plus grande satisfaction lors de la réussite de vos élèves !

#billet, #metier

Le Pacte d’excellence, c’est quoi ? Que va-t-il changer ?

De plus en plus, on entend parler du Pacte pour un enseignement d’excellence, ou plus communément du « Pacte d’excellence ». De quoi s’agit-il exactement ? Quelles nouveautés apportera cette grande réforme de l’enseignement ? Qu’est-ce qui changera pour les élèves ? Qui sera concerné et quand ? On fait le point !

C’est quoi, le Pacte d’excellence ?

Le Pacte pour un enseignement d’excellence est un ensemble de réformes dont les principaux objectifs sont de renforcer et améliorer l’enseignement de la maternelle au secondaire, en vue de réduire le redoublement et le décrochage scolaire, grâce à la mise en place d’une série de mesures.

Quels seront les grands changements ?

Le changement majeur est la création d’un tronc commun d’apprentissage, qui sera organisé sur 12 années (de 3 ans à 15 ans). Son objectif est de renforcer les savoirs de base et d’assurer un niveau de connaissances plus élevé pour l’ensemble des élèves. Il vise la pluridisciplinarité et les apprentissages transversaux en s’axant sur des domaines clés tels que la maîtrise de la langue française et les langues modernes, le renforcement à l’éveil et la citoyenneté, la promotion des arts et la culture à l’école, ou encore la valorisation des activités physiques.

Le futur tronc commun apporte son lot de modification en ce qui concerne les cours, comme par exemple :

  • L’apprentissage d’une 2ème langue (néerlandais, anglais ou allemand) dès la 3ème primaire, obligatoirement ;
  • La sensibilisation aux enjeux climatiques à travers les cours scientifiques ;
  • L’apprentissage du latin pour tous les élèves en 2ème secondaire ;
  • L’enseignement plus précoce de certaines matières, comme l’histoire du nazisme, les questions de mondialisation et de migration ;
  • Le passage de deux à trois périodes hebdomadaires pour le cours d’éducation physique.

Après la 3ème secondaire, l’élève entamera trois années d’enseignement secondaire supérieur, organisées en deux branches :

  • Une filière de transition, regroupant l’ensemble des formations actuelles ne menant pas à la maîtrise d’un métier mais s’orientant vers des études supérieures ;
  • Une filière de qualification, reprenant l’ensemble des filières actuelles orientées vers les métiers. Cette filière n’ayant pas pour but de mener à des études supérieures, si un étudiant souhaite en poursuivre, il devra passer une épreuve complémentaire en fin de 6ème année ou réaliser une septième année.

Bien que rien ne soit officiel actuellement, le pacte d’excellence devrait également modifier les rythmes scolaires : les journées d’école pourraient s’allonger d’une heure, consacrée à des activités sportives et culturelles.
La durée des congés scolaires pourrait également être revue : un allongement des congés de détente et un raccourcissement des grandes vacances sont envisagés.

Quand prendra-t-il effet ?

Bien que rien ne soit officiel actuellement, le pacte d’excellence devrait également modifier les rythmes scolaires : les journées d’école pourraient s’allonger d’une heure, consacrée à des activités sportives et culturelles.
La durée des congés scolaires pourrait également être revue : un allongement des congés de détente et un raccourcissement des grandes vacances sont envisagés.

Ce qui change à la rentrée 2020-2021

À partir de cette rentrée, l’école est obligatoire dès l’âge de 5 ans, contre 6 précédemment. Tous les enfants âgés de 5 ans doivent donc être inscrits en 3ème maternelle. Cet abaissement de l’âge de l’obligation scolaire vise à lutter contre l’échec scolaire en primaire, notamment en détectant de façon plus précoce d’éventuelles difficultés d’apprentissage.

Autre changement majeur : l’enseignement maternel est maintenant doté d’objectifs pédagogiques précis. Les compétences de base devant être maîtrisées par tous les enfants à l’issue de leurs trois années de maternel sont définies dans un référentiel destiné au corps enseignant.

Enfin, les mesures dites « de gratuité » sont étendues à la 2ème maternelle. Cela veut dire que les écoles ne peuvent plus réclamer de frais pour l’achat de matériel (feutres, peinture, matériel de bricolage, etc.). Ces mesures seront étendues à la 3ème maternelle dès la rentrée 2021-2022.

Plus d’infos ?

Si tu souhaites décortiquer le Pacte d’excellence en détail, tu retrouveras plus d’informations sur le site www.enseignement.be, le portail officiel de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles. N’hésite pas également à nous contacter pour toute question au sujet de l’enseignement, tu retrouveras toutes nos coordonnées ici.

#enseignement, #featured, #pacte-dexcellence

Étudier malgré son handicap ? C’est possible !

Depuis plusieurs années, la FWB démontre son souhait de tendre vers une éducation plus inclusive en promouvant ce que l’on appelle « les aménagements raisonnables » dans l’enseignement ordinaire. À travers cette démarche, elle s’engage à garantir les droits des personnes en situation de handicap et de supprimer toute forme de discrimination à leur égard.
La réforme du Pacte pour un enseignement d’excellence met ainsi l’accent sur la nécessité de maintenir les élèves et étudiants à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire. Tu es concerné par cette thématique ? On la développe pour toi, avec l’aide d’une psychologue.

L’éducation inclusive

L’éducation inclusive est une forme de regroupement social permettant aux élèves à besoins spécifiques de se retrouver dans une classe ordinaire, ainsi que la mise en place de mesures favorisant les apprentissages et leur socialisation. Ils évoluent ainsi inclus dans l’enseignement ordinaire et ne dépendent plus de l’enseignement spécialisé.

Les besoins spécifiques

Un besoin spécifique est un besoin résultant d’une particularité, d’un trouble, d’une situation permanente ou semi-permanente, d’ordre psychologique, mental, physique ou psychoaffectif, faisant obstacle à l’apprentissage et requérant, au sein de l’école, un soutien supplémentaire pour permettre à l’élève de poursuivre de manière régulière et harmonieuse son parcours scolaire dans l’enseignement ordinaire primaire ou secondaire. En effet, « tous les enfants n’ont pas les mêmes besoins, notamment les enfants avec un fonctionnement particulier », nous explique Amandine, la psychologue que nous avons interrogée.

Les aménagements raisonnables

Un aménagement raisonnable est une mesure concrète permettant de réduire autant que possible les effets négatifs d’un environnement inadapté sur la participation d’une personne à la vie en société.

Comme nous l’explique Amandine, les aménagements raisonnables permettent dès lors «d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages, en prenant en compte sa situation de handicap et donc ses besoins, en fonction de ses particularités, de ses difficultés et de ses forces.».

Cet accompagnement permet donc à un élève ayant des troubles spécifiques d’apprentissage de participer pleinement aux mêmes activités que les autres élèves mais également de progresser sur un pied d’égalité avec ceux-ci.

L’aménagement peut prendre différentes formes : matérielle, immatérielle, pédagogique, organisationnelle, …

« En fonction des demandes des parents, l’accompagnement peut se faire en individuel, dans la classe, à la maison ou dans différents lieux que fréquente l’enfant (le supermarché, le chemin de l’école à la maison, le tram, etc.).», nous explique Amandine.

Quelles démarches ?

La demande peut être faite par les parents d’un élève mineur, un élève majeur, toute personne investie de l’autorité parentale d’un élève mineur, par le CPMS attaché à l’école, par un membre du conseil de classe ou par la direction de l’établissement.

Toute demande doit être accompagnée d’un diagnostic établi par un spécialiste. Une décision d’un organisme régional chargé de l’intégration des personnes en situation de handicap (AVIQ ou PHARE) peut également servir de base à la demande. Le CPMS peut également être habilité à poser le diagnostic. Pour une première demande, celui-ci doit dater de moins d’un an.

Et dans l’enseignement supérieur ?

Il existe un décret relatif à l’inclusion des étudiants à besoins spécifiques qui impose aux institutions l’obligation d’offrir à l’étudiant, s’il en fait la demande, un accompagnement et des aménagements raisonnables qui auront été définis en fonction de ses besoins individuels et inscrits dans le cadre d’un plan d’accompagnement individualisé (PAI). Il s’agit d’un document organisant la mise en place des différents aménagements qui seront réalisés pour l’étudiant.

Les besoins matériels, pédagogiques, sociaux, culturels, médicaux et psychologiques de l’étudiant seront analysés par le service d’accueil et d’accompagnement, en collaboration avec l’étudiant et les acteurs concernés.

La majorité des établissements ont mis en place des pages spécifiques sur leur site internet, permettant aux étudiants de prendre connaissance des différentes procédures à mettre en œuvre pour bénéficier de ces aménagements. Il est essentiel de consulter ces informations car elles varient en fonction des établissements.

Plus d’infos ?

Retrouve plus d’infos sur le site enseignement.be, le portail de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles.

#enseignement, #featured, #handicap

Retards et absences scolaires : que risques-tu ?

T’absenter fréquemment de l’école sans raison valable peut entrainer la perte de ton statut d’élève régulier, ce qui t’empêcherait de valider ton année. Bien sûr, il arrive malgré tout qu’un élève soit amené à s’absenter de l’école, s’il peut justifier valablement cette absence. Mais justement, quelles sont les absences considérées comme justifiées ? Combien de jours est-il permis de s’absenter avant d’avoir des ennuis ? Quel est l’impact des absences répétées ou du statut d’élève libre sur ta scolarité ? Infor Jeunes t’explique tout !

La prise des présences

Lorsque tu es inscrit dans un établissement, que tu sois mineur ou majeur, tu dois obligatoirement t’y rendre et suivre les cours. Afin de vérifier que ce soit bien le cas, ton école doit tenir un registre de fréquentation des élèves inscrits, dans lequel sont notées les absences justifiées et injustifiées de chacun. Pour compléter celui-ci, la prise des présences rythme chaque heure de cours. Les absences sont ensuite indiquées dans ce registre, par demi-journée.

Sache que le fait de manquer une seule heure de cours suffit pour que l’école comptabilise une demi-journée d’absence et ce, peu importe le nombre de périodes de cours que cette demi-journée comprend (par exemple : si tu rates une heure de cours le mercredi, il sera considéré que tu as été absent pour l’ensemble de cette demi-journée).

Les absences justifiées

Il existe des raisons pour lesquelles ton absence à l’école peut être admise. Parmi celles-ci, retenons les suivantes :

  • La maladie couverte par un certificat médical, lequel doit être remis pour toute absence supérieure à 3 jours. Attention, le certificat médical ne peut pas justifier les jours d’absence qui précèdent ta consultation médicale ;
  • La convocation par une autorité publique (par exemple : une convocation au service d’aide à la jeunesse) ;
  • Le décès d’un de tes proches.

Peut encore être excusée une absence qui s’explique par la participation d’un élève jeune sportif de haut niveau ou espoir à des activités de préparation sportive (stage, entraînement, compétition, etc.). Si tu te trouves dans cette situation, tu pourras t’absenter maximum 30 demi-jours au total.

Attention, pour excuser valablement ton absence, ton justificatif doit être remis au chef de ton établissement (ou à son délégué) au plus tard le lendemain de ton dernier jour d’absence lorsque celle-ci n’a pas dépassé 3 jours, et au plus tard le quatrième jour d’absence dans les autres cas.

D’autres absences peuvent également être considérées comme justifiées, moyennant la remise d’un justificatif écrit de ta main (si tu es majeur) ou de celle de tes parents (si tu es mineur). Le chef de l’établissement détermine librement s’il estime que le motif de ton absence est légitime ou non (problèmes familiaux, soucis de santé physique ou mentale, transport impossible, etc.). Entre 8 et 16 demi-jours d’absence peuvent ainsi être excusés par la direction. Pour savoir à combien ce chiffre est porté dans ton école, consulte le règlement d’ordre intérieur de celle-ci !

Les absences injustifiées

Si ton absence ne rentre pas dans l’une de ces catégories, elle sera comptabilisée comme une absence injustifiée. Attention, à partir de la 3e secondaire, si tu dépasses les 20 demi-journées d’absence injustifiée au cours de la même année scolaire, tu perdras la qualité d’élève régulier et deviendras donc élève libre. Tu ne pourras alors plus obtenir d’attestation d’orientation ou de certificat à la fin de ton année scolaire. En d’autres termes, celle-ci sera considérée comme échouée et tu devras par conséquent la redoubler. En outre, si tu es majeur, tu risques de te faire exclure de ton établissement !

En tant qu’élève libre, sache toutefois que tu peux adresser une demande  au conseil de classe afin que celui-ci envisage la possibilité de te laisser réaliser tes épreuves de fin d’année.

Les retards

Si ton absence injustifiée est inférieure à la durée d’une période de cours (soit généralement 50 minutes) elle ne sera pas considérée comme telle mais bien comme un retard. C’est le règlement d’ordre intérieur (ROI) de ton école qui prévoit la sanction applicable dans ce cas (par exemple : si tu arrives 25 minutes après le début du cours de gym, il ne s’agira alors pas d’une absence mais bien d’un retard, lequel devra être sanctionné comme le prévoit le ROI).

Plus d’infos ?

Si tu souhaites plus d’informations à ce sujet ou que tu as des soucis suite à des absences ou des retards, n’hésite pas à te renseigner auprès d’un centre Infor Jeunes ! Tu retrouveras toutes les coordonnées des centres sur www.inforjeunes.be.

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Bourse d’études : quelles conditions ? Quelle procédure ?

L’allocation d’études, appelée également « bourse d’études », est une aide financière octroyée par la Fédération Wallonie-Bruxelles aux élèves et étudiants de conditions peu aisées, pour l’enseignement secondaire général, technique, professionnel, spécialisé, secondaire complémentaire (EPSC/infirmière brevetée) et pour l’enseignement supérieur. Cette bourse ne doit pas être remboursée (sauf en cas d’abandon en cours d’année).Tu en aurais bien besoin et tu aimerais en savoir plus ? Ça tombe bien, tu es au bon endroit !

Quelles sont les conditions d’octroi ?

Conditions pédagogiques

Pour pouvoir bénéficier d’une bourse d’études, tu dois être inscrit comme « élève régulier » dans un établissement de plein exercice reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles. En secondaire, tu ne peux pas obtenir de bourse si tu doubles plus d’une fois après la troisième année.

En supérieur, tu ne peux pas accéder à une bourse si tu effectues un doctorat ou un master de spécialisation.

Si tu étudies en promotion sociale, tu ne peux pas avoir accès à une bourse.

Conditions financières

Pour pouvoir bénéficier d’une bourse d’études, les revenus de tes parents, ou les tiens si tu subviens toi-même à tes besoins, ne peuvent pas dépasser (même de quelques euros !) un certain plafond, qui varie selon le nombre de personnes que le chef de ménage a à sa charge. C’est ce qu’on appelle les « revenus maxima ». Un ensemble de revenus va donc être analysé pour être comparé aux plafonds, on parle de « revenus de référence ».

Attention, ce sont les revenus perçus par le ménage deux ans auparavant qui vont être analysés ! Autrement dit,  pour cette année scolaire 2020-2021, ce sont les revenus de 2018 qui seront analysés, sur base de l’avertissement-extrait de rôle 2019 ; le tout, en se basant sur la composition de ménage telle qu’elle était au 1er juillet de l’année scolaire concernée, autrement dit, le 1er juillet 2020 dans ce cas-ci.

Conditions de nationalité

Il existe des conditions pédagogiques et financières supplémentaires pour les étudiants de nationalité étrangère. Elles sont détaillées sur le site www.allocations-etudes.cfwb.be.

Comment introduire la demande ?

Pour introduire une demande, rends-toi sur le site www.allocations-etudes.cfwb.be, sur lequel tu retrouveras le formulaire à compléter.

Tu as le choix entre un formulaire en ligne ou une version imprimable, mais sache que le traitement des formulaires en ligne est plus rapide. Si tu choisis de renvoyer ton formulaire par courrier, celui-ci doit être envoyé sous pli recommandé au Bureau régional des allocations d’études de la province dans laquelle se situe ton établissement d’enseignement.

Dans tous les cas, tu dois impérativement introduire ta demande avant le 31 octobre 2020. Le formulaire est disponible depuis le 1er juillet.

Lorsque ton dossier sera clôturé, la décision administrative te sera notifiée par courrier postal dans le courant de l’année scolaire/académique.

Peut-on contester la décision ?

Si tu souhaites contester la décision, tu dois adresser une réclamation auprès du Bureau régional des allocations d’études par courrier recommandé dans les 30 jours qui suivent la notification de la décision.

Si, malgré cela, la décision est maintenue, tu peux introduire un recours motivé, par recommandé et dans les 30 jours, auprès du Conseil d’Appel des allocations d’études. Dans ce même délai, tu peux également introduire une demande d’intervention auprès du Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce médiateur pourra t’écouter, te conseiller et prendre les contacts nécessaire pour trouver des solutions concernant ton dossier, et ce, gratuitement.

Les centres Infor Jeunes à la rescousse

Introduire une demande de bourse d’études est une procédure relativement complexe. Heureusement, les centres Infor Jeunes proposent aux jeunes et à leurs parents de les aider dans l’introduction de leur dossier ! 

Pour bénéficier de cette aide, rien de plus simple : prends contact avec le centre Infor Jeunes le plus proche de chez toi. Tu sauras ainsi si tu peux venir à n’importe quel moment durant les heures de permanence ou s’il faut prendre un RDV. Ce premier contact avant de te rendre sur place est également utile pour savoir quels documents il faut apporter pour pouvoir remplir ton dossier.

Plus d’infos ?

Tu trouveras plus de détails au sujet des conditions d’octroi (par exemple : les montants exacts des plafonds de revenus pour pouvoir bénéficier d’une bourse) sur le site officiel de l’administration des bourses d’études (www.allocations-etudes.cfwb.be) ainsi que dans notre FAQ, rubrique enseignement.

Tu retrouveras également dans notre rubrique « contact » les coordonnées des centres Infor Jeunes.

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